Transmettre aux tout-petits, à leurs proches (parents, nounous, éducateurs) ces trésors de la première enfance que sont les berceuses, jeux chantés … est essentiel.
Le bébé continue de venir au monde, a besoin d’être encore enveloppé, d’avoir des mains attentionnées, d’être accueilli avec des mots. Entre corps et parole la tradition orale nous offre un magnifique répertoire.

« En chantée » est un moment où nous partageons berceuses, formulettes, comptines, virelangues, randonnées, jeux dansés, chansons …
… avec les tout-petits et leurs proches, parents, frères, soeurs, nounous, …

Nous nous déplaçons dans les crèches, les écoles maternelles, les relais d’assistantes maternelles, les médiathèques … et autres lieux de la petite enfance.
Construire des abris de paroles où les enfants puissent venir se blottir, jouer, rêver, apprendre à grandir …
Gestes et mots puisés dans la tradition orale seront au coeur de cette rencontre où les adultes seront aussi invités à jouer.

Trois fois rien, des sons, des mots mystérieux, des refrains inlassablement répétés.
Trois fois rien, une chanson fredonnée, une histoire dite au creux de la main, une voix et des bras, qui vous accueillent dans un simple balancement.
Trois fois rien et pourtant que de sourires, de regards échangés, d’émotions partagées !
Puisque c’est trois fois rien, accordons-nous ces temps précieux, libres de jouer, de rêver.
Chantons, jouons, racontons …
Partageons cette capacité que nous avons, êtres humains, de faire naître en nous des images, des sensations, des émotions …
Laissons-nous prendre par les mots !
Emmenons les tout-petits vers la poésie chantée d’un petit oiseau qui a pris sa volée, d’un petit papa dont c’est aujourd’hui la fête, d’un papillon qui vole au dessus de nos maisons …
Voir un tout-petit écouter de tout son corps une mélodie, une formulette, une chanson, et babiller, un vrai bonheur !
Voir un tout-petit naître au langage et à sa poésie, jouer avec les sons, tâtonner, trouver le chemin du mot qui lui a apparemment plu « Pa pi pa pa pillon papillon », arriver à le prononcer, d’en être le premier étonné, et de le chanter encore et encore. Quelle jubilation !
Nous sommes au cœur du langage, les mots nous révèlent leur puissance secrète, la vie jaillit, les mots deviennent images, impressions, prennent corps dans nos imaginaires.
Ces premières expériences poétiques dites, chantées sont essentielles, elles sont peut-être l’une des plus belles manières de grandir, de nourrir nos sensibilités. Une manière de naître à la vie, à soi et aux autres, à ce monde qui nous entoure.