Une invitation à suspendre le temps,
à la rêverie et au voyage …
s’arrêter, regarder, ressentir.
Écouter le chant des arbres,
voguer au gré de la rivière,
faire naître un jardin au creux de sa main,
sentir le souffle du vent dans les fleurs …
Être là, tout simplement,
ensemble, petits et grands.
Public familial : pour les petits, les tout-petits…
mais aussi et bien sûr leurs frères, leurs sœurs, leur papa, leur maman …
leur mamie, leur papi …
Durée : 40 minutes
Jauge : 35 à 40 personnes maximum, enfants et adultes compris
Le noir ou la pénombre est souhaité.
Les tapis, coussins, bancs ou chaises … seront fournis par la structure accueillante pour l’installation du public.
Du papier découpé pour ouvrir une fenêtre vers la rêverie, ouvrir des horizons, de la musique, des chants, des poèmes et du silence.
Au départ simplement,
du papier, du papier blanc et le silence.
Du papier, fragile, qui demande calme et sérénité pour se laisser travailler.
Un crayon de bois et une lame pour ciseler.
Au départ, du papier blanc où tout sommeille. Une infinité de possibles.
Telles les ribambelles ou guirlandes de mon enfance, fascinants découpages en miroir de personnages, d’animaux,
le papier nous invite à la transformation à la création.
Sous mes doigts le papier se transforme, laissant apparaître troncs, feuillages.
Le papier peu à peu devient sculpture jouant avec la lumière.
Deux grands arbres apparaissent, deux grands arbres aux pieds desquels je me plais à rêver, à m’asseoir.
Voilà que mes mains souhaitent faire naître oiseaux, écureuils sur une branche, fourmis escaladant le tronc, fleurs et fougères.
Je cisèle, faisant entrer la lumière.
Le papier suggère, n’explique rien, à chacun de poursuivre avec ses propres paysages, ses rêves, ses silences.
Sous mes doigts le papier se transforme, ici en un bouquet de roses et la rêverie m’emmène dans le souffle du vent, celui qui fait onduler,
danser les fleurs. Comme une évidence, un chant vient accompagner cette danse. Un chant d’amour venu de loin, d’un autre pays.
Là, sous mes doigts le papier se laisse découper, plier, sculpter et devient maison, arbre, cheval pour composer un tableau, une saynette.
Comme une évidence là aussi une musique, un chant qui évoque la nécessité de rêver se mêlera au papier.
Verlaine s’invitera avec un poème de la même manière sur un papier où lune blanche, hibou, feuillage évoquent l’espace de la nuit.
Il est essentiel de s’offrir et d’offrir aux tout-petits ce temps ralenti où l’on peut rêver, penser …
et de partager notre capacité, nous êtres humains, à faire naître en nous des images, des sensations, des émotions.